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jeudi 28 février 2008

Instant________________________________________________________________________________________________

Der Himmel Berlin (Les Ailes du désir) de Wim Wenders 1987


Sentir l'instant, c'est sentir qu'il se passe quelque chose au moment précis de l'observation.
Aujourd'hui, internet nous plonge dans une société de l'instant.
Chacun peut agir, créer instantanément, en synchrone avec un autre et voir son action répercutée immédiatement, à plusieurs échelles, même à distance.
Le web devient alors un lieu hors du temps, un espace parallèle ou chacun peut enfin s'exprimer. La ville ne le permet pas. Elle est souvent rigide, la plupart du temps contrôlée.
Une ville pourrait offrir des espace ou l'instant puisse exister, sans avoir forcément recours au virtuel web.



Créer des espaces en palpitation , ou chacun puisse vivre l'instant, un moment évanescent que l'on est chanceux d'avoir saisi. Encore faut il être conscient de l'avoir saisi pour en être touché. Ici c'est donc à la façon de Perec qu'il faudrait voir le monde. C'est l'instant ou les lumières de la ville s'allument en même temps au crépuscule qui m'émeut , mais c'est parce que je le formule. De même qu'un haïku, capte un instant, et en fait un éméteur d'émotion.
Susciter l'envie de l'instant visible sur la ville chez le citadin, éveiller son imagination...

Offrir la possibilité aux citadins de vivre l'instant au travers de lieux fragiles, ou une action rapide est possible. Jouer contre l'inertie d'un lieu, lui apporter une possibilité de dérèglement.
Créer des "vides" propices à l'intervention instantanée,des failles, des fragilités.

Créer des stimulations à l'imagination à travers des imprévus, des "instantanés"..
Si la ville est dure, l'instant, c'est alors la palpitation, le mouvement. Par celui-ci éveiller la curiosité.

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samedi 23 février 2008

Blinkenlights ville enveloppée d'une couche invisible mais ouverte

fft tim singsang( cliquer sur l'image pour observer l'agitation de la façade)

come togheter ( cliquer sur l'image pour observer l'agitation de la façade)
(du 12sept 2001 au 23 Fev 2002)

come togheter ( cliquer sur l'image pour observer l'agitation de la façade)

Les façades sont la propiriété de la rue, de la ville plutot que des immeubles, des habitant. C'est ce contre quoi agis le Chaos Computer Club (CCC) en occupant la façade de la Haus de Lehers, immeuble situé près de l'Alexander Platz dans l'ex Berlin Est. 144 Lampes placé sur la façade sont contrôlées par ordinateur.
Les citadins peuvent, avec leurs téléphones portables, programmer des animation, ensuite diffusées sur la façade.
C'est un clin d'oeil à la liberté d'expression. Le Batiment est visible depuis les quartiers de Berlin est.
La question uand à l'archittecture est comment les espaces de libre expression d'internet peuvent inspirer la ville?
L'expérience de Binkenlights laisse imaginer que la ville est "enveloppée d'une couche numériqu invisible mais ouverte" ( Interactive cities. Les citadins s'expriment sur l'espace public grâce à cet espace parralèle virtuel.
Cette expérience exprime une utopie de l'instant. Ramener dans le réel à l'aide d'un outil virtuel la possibilité de changer momentanémnt l'image de la ville. De s'y exprimer.
C'est créer la possibilité qu'une ville puisse réagir instantanément aux actions des habitants.

www.blinkenlights.de/

Haïku

"Dans le vieil étang,
Une grenouille saute,
Bruit dans l'eau."
Matsuo Bashô

Le haïku japonais exprime l'évanescence des chose. C'est poser sur le papier une observation à l'instant t .
Prendre conscience de l'instant, de la fugacité des chose, lui donner une valeur.

jeudi 21 février 2008

Instant

Les lumières de la ville qui s’éteignent, sans prévenir, en un instant. Il est 8h09.

Une étoile filante.

Mon regard est fixé sur une ombre qui atteint tout juste une ligne sur le sol.

Un rayon, reflété et qui vint tout juste taper sur mon œil.

A nouveau mon anniversaire.

Je déambule ici, comme hier. Aujourd’hui quelques tables sont apparues sur un trottoir, 3 hommes sont en conversation. La scène se reproduira-t-elle demain ?

Une image attrapée, vue d’un train en voyage

Autant d’instant que j’aime, car ils sont éphémères, incertains. Qu’ils m’appartiennent car je les ai saisi. Peut être suis-je la seule à les avoir remarqué, à cet instant précis?

dimanche 10 février 2008

the responsive field of lattice archipelogics




Lattice Archipelogics. © Interactive Instititute


voir le model animé sur:http://smart.tii.se/smart/projects/lattice/explanation.htmllanation.html


exposition "Latent Utopias", Graz, Austriche, du 26 Oct. 2002 au 2 Mar. 2003.

cette installation créée par Servo et SmartStudio est un espace interactif: les visiteurs sont aussi acteurs du scénario spatial. les modules "sensitifs" réagissent au déplacement et à la proximité des gens. La stimulation de "sensors" digitaux placés dans les modules entraine une réponse sous forme de lumières et de son.
L'usager a donc un pouvoir invisible sur son environnement, il se trouve en relation directe avec le lieu.

"Our physical environments are increasingly turning into hybrids of build matter and digital effects, creating ephemeral organisations of mixed realities occurring at and beyond their geographic location. Most of the underlying technologies are modular and standardised (IP networks, graphic formats, mobile technologies, etc..), yet the scenarios and effects played out on those organisations can be highly differentiated. (...)One of the major questions is how to establish a cognitive link between the ubiquitous and ambient digital organisations, and the individual occupying them."





mardi 5 février 2008

responsiveness



Dennis Crompton, Computer city (1964)
collection Centre Georges Pompidou (photo JC Planchet)


Computer City est l'utopie de la ville réactive, elle invent l'idée de "responsiveness" en architecture. Propose une structure contrôlée par ordinateur, permettant de répondre instantanément , à des actions, des besoins.
La structure réagis à des stimulations

lundi 4 février 2008

Temporary Autonomous Zone : TAZ

"La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des "Utopies pirates" du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, "apparaissant-disparaissant" pour mieux échapper aux Arpenteurs de l'Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l'espace, le temps ou l'imaginaire, et se dissout dès lors qu'il est répertorié."
"Elle est une "insurrection" hors le Temps et l'Histoire, une tactique de la disparition."





image provenant de http://martinmgraham.com/photos.htm

"123 Sully" Flash mob au Louvre.Apparition puis disparition d'un foule en quelques minutes. La flash mob en créant des "soulèvements" manifeste dans l'instant son existence.

Le livre TAZ (Temporary Autonomous Zone) de Hakim Bey nous conte l'émergence de ces phénomènes.
C'est l'importance de l'évènment, le besoin créer de l'inattendu qui en ressort.

"Si l'Histoire EST le «Temps», comme elle le prétend, alors le soulèvement est un moment qui surgit de et en dehors du Temps, et viole la «loi» de l'Histoire."

"L'Histoire dit que la Révolution atteint la «permanence», ou tout au moins une durée, alors que le soulèvement est «temporaire». Dans ce sens, le soulèvement est comme une «expérience maximale», en opposition avec le standard de la conscience ou de l'expérience «ordinaire». Les soulèvements, comme les festivals, ne peuvent être quotidiens - sans quoi ils ne seraient pas «non ordinaires». Mais de tels moments donnent forme et sens à la totalité d'une vie. Le chaman revient - on ne peut rester sur le toit éternellement - mais les choses ont changé, des mouvements ou des intégrations ont eu lieu - une différence s'est faite."


" La deuxième force motrice de la TAZ provient d'un développement historique que j'appelle la «fermeture de la carte»."
"Mais si la carte est fermée, la zone autonome reste ouverte. Métaphoriquement, elle émerge de la dimension fractale invisible pour la cartographie du Contrôle."
La TAZ s'insère dans l'instant, là ou le contrôle n'a pas la place d'exister, puis disparait. Elle s'immisce dans les failles du temps pour manifester son existence. On peut la percevoir comme un acte gratuit existentialiste. C'est avant tout la manifestation d'un besoin d'agir, d'ébranler l'ordre des choses. A la fois dans notre monde et en dehors, la foule anonyme peut d'exprimer car elle "prend d'assaut" un lieu, à la manière d'un rêve.
"La «machine de guerre nomade» conquiert sans être remarquée et se déplace avant qu'on puisse en tracer la carte. En ce qui concerne l'avenir, seul l'autonome peut planifier, organiser, créer l'autonomie. C'est une opération de bootstrap. La première étape est une sorte de satori - prendre conscience que la TAZ commence par le simple acte d'en prendre conscience."

"Aujourd’hui vitesse et fétichisme de la marchandise crée une fausse unité tyrannique: baisse de l’individualité et de la diversité culturelle pour qu»un endroit en vaille un autre»: «création gitans, voyageurs psychiques poussées par le désir et la curiosité, des errants à la loyauté superficielle, détachés de tout temps et tout lieu, à la recherche de la diversité et l’aventure».
La TAZ c'est la recherche de l'evènement , de la sortie d'un quotidien. " Il faut qu'il se passe quelque chose"

samedi 2 février 2008

Superstudio

Superstudio, Gli atti fondamentali, 1971-1972
"Vita Superficie, Happy Island"

Superstudio, Gli atti fondamentali, 1971-1972
"Vita Superficie, pulizie di primavera"
(Nettoyage de printemps)

Avec la "supersurface" de SuperStudio, la forme n'existe plus... Le temps se s'imprime plus l'environnement, tout est "unique aventure de l'expérience humaine".
C'est l'utopie d'un milieu de l'instant présent.
L'architecture n'existe plus. L'instant dans un milieu c'est supprimer la ville?

vendredi 25 janvier 2008

La Tour des Vents, Yokohama, 1986 (Tower of Winds)


"Je ne prétends pas que l'architecture puisse être remplacée par des images vidéo ou que des bâtiments éphémères puissent être utilisés. Nous devrions plutôt construire une architecture virtuelle, fictive et éphémère comme une entité permanente"
essai "Architecture in a Simulated City", Toyo Ito

La Tour des vents est une tour de ventilation et réservoir d'eau. Toyo Ito en a conçu l'habillage extérieur
. La tour est recouverte de panneaux réfléchissants en aluminium. Ceux ci renvoient la lumière le jour: le bâtiment est un cylindre solide et opaque. La nuit tombé, la tour s'anime, se dématérialise: les douze anneaux en néon s'allument successivement, heure après heure, en exprimant la course du temps. Les milliers de lampes tapissant la façade réagissent aux variations de l'environnement extérieur ( bruit,vent etc).
L'éphémère ici n'est pas disparition rapide. C'est dans toute la permannce du bâtiment qu'émergent de nouveaux visages. La tour dans toute son existance est perpétuellement changeante, éphémère car elle ne présente jamais le même aspect.

Elle empreinte ses rythmes à son environnement. Elle adopte ceux du vent, des mouvements de la ville, et de la Terre lorsque elle note le passage du temps.


interview de o'clock sur http://oclock-156.skyrock.com/3.html


Oclock exprime par le choix de son nom la peur de disparaitre, poser la marque d'un instant, exprimer le temps qui passe. Mais il s'agit surtout de laisser une trace, justement pour être sur de ne pas disparaitre. L'essentiel pour lui est de savoir que son tag va rester, qu'il ne va pas être effacé trop vite.


"Pourquoi O'clock ?

"J'ai choisi se non plutôt par rapport aux thème qu'aux lettre ,je voulez qu'ils me colle a la peau que je puisse presque me le faire tatouer cela évoque la peur de disparaître, l'envie de laisser une marque dans le temps. L'apostrophe m'a plu, je n'en avez jamais vue dans un tag, je trouver sa originale. En plus, sa parle a tout le monde, s'est un des premier mot qu'on apprend en anglais donc sa marche dans tout les pays."

Qu'est –ce ça t'apporte ?

"Le plaisir de laisser une trace. Je préfère un tag mal placer mais qui va rester des année, plutôt qu'un tag énorme bien exposer qui av rester deux semaine. Simon sa n'importe rien concrètement, juste du plaisir. Dans le cousin avec Alain chabat, le cadreur a bloquer sur un murs que j'avez déchirer et dans a B.D akira les mec on scanner mon tag s'est marrent."

dimanche 4 novembre 2007

Parfois certains lieux expriment indéniablement un présent intense, car la vie semble prendre place dans l’instant. Impression parfois ressentie dans des lieux qui semblent avoir échappé à l’histoire. Lieux éphémères, non datés,improvisés.

vendredi 28 septembre 2007

Musiques...

« L’architecture est une musique figée » Goethe. Peut être justement aimerions nous infirmer cette phrase, espérer qu’il en est autrement…


Comment rendre une architecture vivante, sensible , expressive, une architecture qui laisse la trace de son vécu... comme un individu porte en lui son histoire?