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jeudi 13 mars 2008

temps biologique



laisser venir un rythme incontrolé

jeudi 28 février 2008

Rythmes biologiques____________________________________________

"Nous vivons sur une planète en rotation qui structure physiquement nos vies à travers des cycles alternants de jours, de nuits et de saisons. Notre physiologie et notre comportement doivent suivre ces lois du temps. Notre civilisation moderne les ignore. Le temps biologique et le temps chronologique doivent être en harmonie."
Décosterd & Rham- Architecture Physiologique

Nous vivons aujourd'hui un temps accéléré. Internet nous place dans l'habitude du synchrone, tout doit être simultané. L'attente n'existe plus, n'est jamais souhaitable. Nous sommes serrés entre les murs indéplaçables de la ville et le rythme trop rapide des voitures, du web..
La ville pourrait nous aider à retrouver un rapport au temps différent, lié à la nature, et assouvir le besoin d'un autre rythme.
Imaginer dans la ville, des lieux qui nous replacent sur terre. Dans une ville qui est un monde extra terrestre, on aspire à des lieux qui nous permettent d'aterrir à nouveau. C'est ce que tentent les parcs, mais ils nécessitent un espace, un arrêt de la ville au à l'endroit où ils s'insèrent. Comment retrouver une temporalité terrestre dans divers endroits de la ville? Comment placer encore l'oreille dans un coquillage et entendre la mer?

Replacer l'homme dans la ville en tant qu'être vivant, qui possède des rythmes naturels de sommeil, de mutation....
Comment l'architecture peut elle prendre en compte ces données, s'assouplir pour également trouver un rythme qui peut être suivrai celui de l'homme, ou le compenserai .


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dimanche 24 février 2008

Articulated Cloud_Ned Kahn


cliquez sur le lien ou sur l'image pour voir le film

YouTube - Articulated Cloud

une façade en mouvement:
la surface créée est sensible au vent sans dispositif électronique

on se plait à contempler cette architecture réactive efficace, qui touche à la temporalité de la nature et au rythme de l'air.



http://nedkahn.com/videoGallery.html
Le bâtiment adopte le rythme du vent, créant une échappée du temps du citadin vers celui de son environnement naturel. Il exprime un temps qui nous échappe, le rythme incontrôlable de la nature, dans lequel l'homme est biologiquement situé.

Philip Beesley_Orpheus filter







un environnement reactif par l'utilisation de capteurs
les éléments de l'installation vibrent et s'éclairent en fonction des visiteurs

source images: http://www.philipbeesleyarchitect.com/

Au rythme du coeur

Heart city_Coop Himmelblau 1969

Coop Himmelblau, Cities That Beat Like a Heart, Cities That Fly Like Breath, 1967

" Notre architecture n'a pas de plan physique, mais un plan psychique. Il n'y a plus de murs. Nos espaces sont des ballons palpitant. Notre pouls devient notre l'espace et notre visage, la façade de l'immeuble" Coop Himmelblau Architektur ist jetzt, catalogue de l'expo, Stuttgart 1982

L'architecture , à se rapprocher du corps, rejoint l'idée de vêtement. De conception de scaphandres etc
L'architecture devient " transformateur d'environnement"

Projet feed-back vibration city ce sont les "palpitations, respirations, ondes alpha et mouvement des habitants" qui provoquent les transformations de la ville.

mercredi 13 février 2008

Architecture physiologique

"Nous vivons sur une planète en rotation qui structure physiquement nos vies à travers des cycles alternants de jours, de nuits et de saisons. Notre physiologie et notre comportement doivent suivre ces lois du temps. Notre civilisation moderne les ignore. Le temps biologique et le temps chronologique doivent être en harmonie. Cette nécessité trop peu reconnue a un immense impact sur notre sommeil, notre humeur, notre vivacité et notre aptitude à bien assumer nos tâches, et contribue considérablement à la qualité de la vie. Tout individu a son ordre – ou désordre – intérieur, particulier à son patrimoine génétique et à ses habitudes de comportement. Le schéma change en permanence, de minute en minute, de jour en jour. L’environnement nous baigne dans un univers physique fluctuant de lumière, de température, de pression atmosphérique, d’humidité, d’ions, de gaz, de radiations… Les phénomènes physiques sont codés par les récepteurs appropriés du cerveau et du corps, et traduits en signaux physiologiques. Ces derniers modifient l’état hormonal et influencent le comportement, qui peut à son tour réagir pour atténuer ou renforcer un ou plusieurs facteurs physiques. Un flux dynamique entre le temps extérieur et intérieur, le monde externe et sa correspondance corporelle intérieure s’intègrent en une boucle complexe de rétroaction. Il importe d’incorporer la connaissance des rythmes biologiques à l’amélioration des espaces de travail et de vie, afin de créer une architecture tout à la fois virtuelle et tangible."

Architecture physiologique Philippe Rham

lundi 4 février 2008

intro?

Dans une foret il y a ce qui dure, qui traverse les siècles: La roche, les arbres... les feuilles qui naissent et disparaissent chaque année, les fleurs, les branches qui tombent, que l'on peut utiliser pour s'abriter, se chauffer. Tous ces rythmes différents se croisent, s'accordent.
Pourquoi pas concevoir la ville comme une pièce musicale? Chaque élément possédant un rythme différent,chaque élément participant à une harmonie globale. Cela veut dire que nous n'interdisons rien: La ville a besoin de solide, de monuments perennes qui rassurent et assurent sa stabilité mais la ville espère aussi la fragilité, pour être plus tendre à l'homme. Penser la ville, ou une architecture, devrait être penser ces différents rythmes.
En observant Paris, on comprend tout de suite le choix de la perennité et c'est ce qui en fait sa principale valeur, mais le rythme du vécu y est à peine perceptible. Exprimé seulement par les chantiers, les échaffaudages qui témoignent d'un moment de changement, d'un présent en action, perceptible aux terrasses de café...
Au coeur de ce patrimoine les nouvelles constructions ne savent plus vieillir, garder leur caractère jusqu'à une mort proche ou lointaine. Comment les architectes doivent-ils penser le devenir de leurs oeuvres. La durée de vie doit-elle être un choix, une decision maitrisée?


mardi 11 décembre 2007


Il me semble que le travail de P.Rham rejoint celui de I.Calvino en littérature notamment dans Temps Zéro. Tous deux font appel à d'autres perceptions, des temps parallèles en se basant sur les indices de notre quotidien. Les paramètres qu'ils puisent dans le réel (la Lune, les oiseaux ou la température, la lumière) sont réinterprétés et nous donnent une lecture du monde et du temps qui est un "possible" parmi d'autres.
je crois qu'ici le processus d'oeuvre ouverte est inversé: le monde est une oeuvre ouverte dans laquelle certains puisent des ingrédients pour raconter une histoire et guider le lecteur-usager vers un ailleurs encré dans le présent.

organe du temps

Thomas Mann dans son oeuvre, est hanté par le relation du temps au corps: "nous percevons l'espace avec nos organes, avec ceux de la vue et du toucher. très bien. Mais quel est notre organe du temps?"
Quels sont nos repères par rapport au temps: avec cet exemple de "nuit", on se rend compte à quel point la perception de l'espace nourrit la perception du temps. ici les critères d'un espace ne sont pas seulement visuels, ils sont de l'odre de la sensation physique: que va percevoir le corps physiologique? lumière, température, humidité, odeurs...
"sentir" l'espace dans lequel nous sommes nous fait "sentir" le temps qui passe. on peut alors jouer sur une impression et se projeter dans un autre temps (ex: une nuit artificielle) grâce aux reperes que va nous offrir l'espace.

lundi 10 décembre 2007

horloge biologique



Philippe Rham interprète "duirnisme : une nuit physiologique, sensible et culturelle".
C'est un histoire d'horloge bilogique. Sont travail prend appui sur des études de chercheurs canadiens qui analysent les mécanismes neurobioloiques mis en jeu par l'organisme pour s'adapter au variations ryhtmiques, journalières, et saisonnières.
L'installation de Philippe Rahm veut reproduire une nuit véritable avec un travail sur des spectres lumineux. Le lieu prend l'apparence du jour, et pourtant l'organisme y prcevra la nuit.

Il nous amène à se poser des questions sur les rythmes propres à l'organisme humain. Et l' influence de l'environnement sur nos comportements. Il ne produit pas d'espace mais pourtant une athmosphère qui a réellement un impact sur l'être humain.
Peut être une piste pour nous dire qu'il faut étudier autrement nos espaces, et pas uniquement en terme de volume, d'agrément visuel ou de prouesses techniques. Chercher dans la nature même de l'être vivant. Comprendre ses rythmes...


"L'introduction de l'éclairage public dans la ville au 19ème siècle a été à l'origine de la révolution sociale et politique la plus importante de la pratique urbaine et de la forme de la ville. L'ambition était démiurgique : faire le jour pendant la nuit. L'éclairage public a provoqué le surgissement de nouvelles typologies urbaines (le boulevard par exemple) mais a également été la cause de nouveaux comportements, celui du noctambulisme, passant la soirée sur les boulevards, dansant dans les bals. C'est une ambition du même ordre que nous voulons produire aujourd'hui mais plus contemporaine, plus ambiguë : créer la nuit pendant le jour. Notre projet est celui de réinventer la nuit dans le jour artificiel continu, de produire la nuit pendant le jour, physiquement. C'est une réponse pervertie au jour perpétuel créé par la modernité, Internet et la globalisation contemporaine. Après que le "Noctambulisme" nous voudrions inventer le "Diurnisme", en utilisant une lumière lumineuse jaune dont les longueurs d'onde, haut dessus de 600 nanomètres, sont perçues par le corps par le rythme hormonal de la mélatonine comme nuit véritable. La salle devient un paradoxe entre le visible et l'invisible : une nuit qui ressemble à un plein jour."