dimanche 16 décembre 2007

P&O Buiding à Londres


Etonnant
Leopold m'en avait parlé la semaine dernière

R&sie / I've heard about

« J’ai entendu parler d’une chose qui ne se constitue qu’au travers de scénarios hétérogènes, multiples et contradictoires, d’une chose qui refuse l’idée même qu’une prévision puisse être émise quand à sa forme de croissance, quand à la détermination de son futur.
Un chose informe qui se greffe sur un tissu existant, une chose qui ne cherche pas de point de fuite pour justifier de son existence mais accepte de palpiter, de s’immerger dans un état vibratoire, « ici et maintenant ». »
François Roche


Extraits et notes

STIMULIS
LOIS consubstantielles au lieu, sans effort de mémoire.
FICTION comme principe de réalité
Les habitants profitent d’un temps présent, non différé, un temps qui alimente directement la forme de la structure territoriale.
ZONE FRANCHE ET LIBRE vivre avec et répéter l’expérience du commencement

Coissance de la ville « en rien redevable au chaos ou à la nature informe ». « Elle s’appuie sur des proédures réelles qui génèrent les substances et les modes opératoires de son évolution ».


Le monde est terrifiant lorsqu’il s’accroche à un semblent de prévisibilité, lorsqu’il cherche à preserver une unité factice.

PROTOCOLE TERRITORIAL
La structure urbaine I’ve heard about est un organisme habitable. Elle s’élabore sur des scénarios adaptatifs, transitoires dont l’incertitude est le mode opératoire
S’écrit à partir de
Scripts de croissance
Algorithmes ouverts
Données chimiques de ceux qui l’empruntent
Cette BIOSTRUCTURE devient la partie visible des contingences humaines et de leurs négociations en temps réel.
Fabrication non déléguée à une puissance politique risques :

Nier les procédures d’échange
Dessiner les contours par anticipation, par mnemosys ou par contrainte

Schémas génératifs

1. entropies
1.0 la structure habitable est la résultante d’un « mouvement en train de se faire » biotropisme basé sur des processus de croissance locale
1.1 « n’anticipe pas, mais réagit »
1.2 viab engin constructeur mode double : variabilité/ viabilité
1.2.1 « contour crafting »
1.2.2 « accrétion locale et ponctuelle » pas de planification mais tient compte de la viabilité ( structure )
1.2.3 Temps t tous les viabs fonctionnent à partir du même algorithme mais en fonction de données différentes
1.3 forme emis incertaine, imprévisible
contre l’anticipation qui fait de l’espace un système de control social.
1.3.1 nature du processus : indéterministe
1.3.2 espace impliqué indéterminé, supposé inachevé.

1.4 inputs :
_externes : existant, mode d’accessibilité ; limites structurelles, apport lumière naturelle dimensionnement+ épaisseur des alvéoles habitables….
_ internes: chimiques
_ électroniques implications personnelles.. individualisme…
1.4 .1 viab pour alchimie
1.5 algorithme open source variabilité fruit de partage et négociations
1.6 bio structure comme une greffe
1.7 bio structure régionalisée


2.biorésidents

Droits du resident validés car il est sur le lieu
Peut se l’approprier, l’étendre, le transformer, le détruire

2.1 requêtes soumises à l’influence des stimuli chimiques de la multitude
2.2 partir pour stopper l’échange
2.3 habiter vaut propriété

3. Aliénation volontaire
4. biopolitique
L’individualisme créatif est un principe générique
Le résident a accès aux données qui conditionnent l’évolution de la biostructure
Accéder aux données/ interagir sur la structure

Base de donnée : Consultation
Récepteur des impulsions individuelles
Absence d’impulsion par plus d’un tiers de la population la rend caduc

Toute proposition peut être présentée sous deux formes : l’un constitutive et pérenne, l’autre expérimentale et temporaire

5. Open source

Schémas résultants

6. usages
Nouveau résident : 2 modes d’occupation :
Entropique : négocier une croissance de la structure
Nomade : s’approprier une alvéole abandonnée

Acquisition d’un crédit de temps permettant l’utilisation du viab

On distribue à l’habitant un kit d’habitabilité, qu’il peut ensuit modifier, la figer
Départ, obligation du résident d’une remise en état d’origine détruire ensemble des constructions pérennes.

7.scripts
Réponds à des données. Reste une part d’aléatoire due à l’impossibilité d’une planification. Même à court terme.

8 ; ANOMALIES

mercredi 12 décembre 2007

source:
www.erenouvelle.com/editejul.php.









"Avec la notion de temps fractal, apparaît celle d’un espace-temps en forme de mousse de bière, avec des bulles de temps de densité différente. Dans certaines, la vitesse d'écoulement du temps est très rapide, dans d'autres le temps semble dilué. Comment la densité du temps varie-t-elle d'une bulle à l'autre ? Il est désormais d'usage de dire qu'une année d'Internet en vaut sept du temps industriel traditionnel. Pourquoi ? Parce que la densité du temps et son accélération sont liés à la genèse de nouvelles informations. Plus le taux de nouvelles informations est élevé, plus la densité du temps augmente. Cette approche me paraît constituer une occasion de réfléchir aux fossés temporels qui se creusent aujourd'hui entre les peuples et qui sont préjudiciables à l'harmonisation du développement des sociétés humaines. (...) Il nous faut sortir de notre " chronocentrisme " et concevoir des manières différentes d'habiter le temps."
J. de Rosnay.

mardi 11 décembre 2007

densité de temps

"Avec la notion de temps fractal, apparaît celle d’un espace-temps en forme de mousse de bière, avec des bulles de temps de densité différente. Dans certaines, la vitesse d'écoulement du temps est très rapide, dans d'autres le temps semble dilué. Comment la densité du temps varie-t-elle d'une bulle à l'autre ? Il est désormais d'usage de dire qu'une année d'Internet en vaut sept du temps industriel traditionnel. Pourquoi ? Parce que la densité du temps et son accélération sont liés à la genèse de nouvelles informations.

Plus le taux de nouvelles informations est élevé, plus la densité du temps augmente.
(...) Il nous faut sortir de notre " chronocentrisme " et concevoir des manières différentes d'habiter le temps."
J. de Rosnay.
Directeur de la Prospective et de l'Evaluation
Cité des Sciences et de l'Insdustrie – La Villette – Paris – France
Référence : L'homme Symbiotique, Editions du Seuil, 1995, pp 340-34

temps fractal

http://csiweb2.cite-sciences.fr/derosnay/articles/TempsLestienne.html

" (...)Chaque bulle temporelle créée par un système complexe (organisme vivant, société) constitue, à mon sens, une bulle temporelle fractale. Elle est le reflet du macro et du micro. Comme toute structure fractale elle contient en germe la structure d'ensemble. Le temps symbionomique que je propose ne serait pas linéaire, mais fractal. Chaque bulle temporelle créée par un système complexe exprime des densités différentes du temps. Ces temps coexistent car leur évolution est mesurée par le même temps universel. (...)"
Joël de Rosnay
Directeur de la Prospective et de l'Evaluation
Cité des Sciences et de l'Insdustrie – La Villette – Paris – France
Référence : L'homme Symbiotique, Editions du Seuil, 1995, pp 340-34

fractals

www.christianmeinke.com/.

Il me semble que le travail de P.Rham rejoint celui de I.Calvino en littérature notamment dans Temps Zéro. Tous deux font appel à d'autres perceptions, des temps parallèles en se basant sur les indices de notre quotidien. Les paramètres qu'ils puisent dans le réel (la Lune, les oiseaux ou la température, la lumière) sont réinterprétés et nous donnent une lecture du monde et du temps qui est un "possible" parmi d'autres.
je crois qu'ici le processus d'oeuvre ouverte est inversé: le monde est une oeuvre ouverte dans laquelle certains puisent des ingrédients pour raconter une histoire et guider le lecteur-usager vers un ailleurs encré dans le présent.

organe du temps

Thomas Mann dans son oeuvre, est hanté par le relation du temps au corps: "nous percevons l'espace avec nos organes, avec ceux de la vue et du toucher. très bien. Mais quel est notre organe du temps?"
Quels sont nos repères par rapport au temps: avec cet exemple de "nuit", on se rend compte à quel point la perception de l'espace nourrit la perception du temps. ici les critères d'un espace ne sont pas seulement visuels, ils sont de l'odre de la sensation physique: que va percevoir le corps physiologique? lumière, température, humidité, odeurs...
"sentir" l'espace dans lequel nous sommes nous fait "sentir" le temps qui passe. on peut alors jouer sur une impression et se projeter dans un autre temps (ex: une nuit artificielle) grâce aux reperes que va nous offrir l'espace.

lundi 10 décembre 2007

horloge biologique



Philippe Rham interprète "duirnisme : une nuit physiologique, sensible et culturelle".
C'est un histoire d'horloge bilogique. Sont travail prend appui sur des études de chercheurs canadiens qui analysent les mécanismes neurobioloiques mis en jeu par l'organisme pour s'adapter au variations ryhtmiques, journalières, et saisonnières.
L'installation de Philippe Rahm veut reproduire une nuit véritable avec un travail sur des spectres lumineux. Le lieu prend l'apparence du jour, et pourtant l'organisme y prcevra la nuit.

Il nous amène à se poser des questions sur les rythmes propres à l'organisme humain. Et l' influence de l'environnement sur nos comportements. Il ne produit pas d'espace mais pourtant une athmosphère qui a réellement un impact sur l'être humain.
Peut être une piste pour nous dire qu'il faut étudier autrement nos espaces, et pas uniquement en terme de volume, d'agrément visuel ou de prouesses techniques. Chercher dans la nature même de l'être vivant. Comprendre ses rythmes...


"L'introduction de l'éclairage public dans la ville au 19ème siècle a été à l'origine de la révolution sociale et politique la plus importante de la pratique urbaine et de la forme de la ville. L'ambition était démiurgique : faire le jour pendant la nuit. L'éclairage public a provoqué le surgissement de nouvelles typologies urbaines (le boulevard par exemple) mais a également été la cause de nouveaux comportements, celui du noctambulisme, passant la soirée sur les boulevards, dansant dans les bals. C'est une ambition du même ordre que nous voulons produire aujourd'hui mais plus contemporaine, plus ambiguë : créer la nuit pendant le jour. Notre projet est celui de réinventer la nuit dans le jour artificiel continu, de produire la nuit pendant le jour, physiquement. C'est une réponse pervertie au jour perpétuel créé par la modernité, Internet et la globalisation contemporaine. Après que le "Noctambulisme" nous voudrions inventer le "Diurnisme", en utilisant une lumière lumineuse jaune dont les longueurs d'onde, haut dessus de 600 nanomètres, sont perçues par le corps par le rythme hormonal de la mélatonine comme nuit véritable. La salle devient un paradoxe entre le visible et l'invisible : une nuit qui ressemble à un plein jour."

jeudi 6 décembre 2007

Holsweig : "Chemins qui ne mènent nul part"
Cette idée me fait pense à la nouvelle de Borges : "le jardin aux sentiers qui bifurquent"
holzweg:

dans l'idée de chantier perpétuel on rejoint "la femme des sables"...il faut enlever le sable chaque jour sinon la maison disparaît.

"mouvement en train se se faire"



http://www.new-territories.com/images/fracolzweg.jpg

Le projet de R&sie pour le concours du frac d'orléans envisage une architecture toujours en train de se faire.

"Les procédures de construction et de nettoyage sont définis par l’intermédiaire d’une machine qui habite les lieux. Cette machine aux automatismes débrayables, dénommée Ozlweg (titre Allemand du livre d’Heidegger « Chemins qui mènent nulle part ») gère via le software embarqué l'incertitude de la forme finale, et la reprogrammation de celle-ci en cours de la construction. Cette proposition ouverte, d’un « mouvement en train de se faire » pour reprendre la définition du Baroque par Deleuze est ce qui constitue l’âme de notre projet ; un bâtiment à l’image de la collection et de la politique du Frac… une aventure, un « working process ». Cette proposition se situe aux antipodes de la production d’un signal, d’un Flagship, déterritorialisée, aveuglée de sa propre autonomie et suffisance."

On peut parler de non achevé ici également . Le visiteur est amené à observer l'oeuvre en train de naitre. Ou plutot en train de vivre. Chaque jour il y verra un bâtiment changé. Chaque instant ou il la contemple est unique. Ce bâtiment est aussi redonner de la valeur à l'instant et au temps présent de l'individu.

Ce projet nous fait aussi penser à un corps qui grandi avec son rhytme propre. En ce sens il le rend plus tendre à l'homme, car comme ce dernier il palpite.. Ce n'est pas un architeture figée, dure, en affrond avec la nature souple et changeante de l'homme.

mardi 4 décembre 2007

Michael wolf


Ici c'est la nature qui envahi la ville. A la fois imprévu dans le parcours du promeneur et vestige de temps qui passe. Cet évènement eveille notre imaginaire. Depuis quand cet arbre est il ici? Est-il apparu avant le mur qu'il cotoie? La ville succite la curiosité du passant, non pas parce qu'elle est mouvante mais parce qu'elle possède quelque chose d'imprevu. La ville est alors ouverte à la manière dont umberto Eco nous parle d'ouverture pour un tableau, un livre, qui peuvent être interprétés différemment par chacun.

Une ville qui vit c'est une ville qui interpelle, qui surprend. Il faut laisser l'imprévu s'insérer. Laisser le temps prendre place.

lettre à paul virilio

Paris le 2 décembre 2007

Monsieur Virilio,

Etudiantes à l’ESA en cinquième année, nous sommes en pleine exploration pour notre mémoire de fin d’étude.

Lorsque je vous ai téléphoné en octobre, vous m’avez proposée un rendez-vous le 20 décembre, au moment de votre venue à l’école. Nous espérons de tout cœur pouvoir discuter avec vous à cette occasion, si cela vous est toujours possible.

Notre mémoire prend la forme d’un dialogue au sein d’un « carnet de voyage » : Nous n’avons pas défini de plan ni de problématique mais nous « voyageons » à travers différentes lectures, en suivant le fil des idées que nous rencontrons et qui nous touchent. Dans cette exploration, nous échangeons, nous nous répondons, nous nous croisons. Telles des rencontres au cours d’un voyage, d’autres personnes peuvent entrer dans notre dialogue et intervenir pour enrichir la réflexion, proposer une vision ou un autre itinéraire.

Accepteriez-vous de participer à ce voyage le temps d’une conversation ?

Merci pour votre attention.

Je vous prie d’agréer l’expression de mes respectueuses salutations,


Ci-joint notre mémorandum.

lundi 3 décembre 2007

appropritations

Mes lectures me guident vers l’appropriation, pourtant je veux parler du temps.
Je me rends compte que les deux sujets se rejoignent. Le moment de l’appropriation est entre deux temps. Un avant et après y palpables. Approprier sa ville c’est la faire vivre, l’empêcher de se figer, De n’exister qu’au travers d’une mémoire.
Tout comme le présent est entre deux temps et est l’instant de la vie.
Susciter la participation pour renforcer le présent, donc la vie, se nourrir du passé mais continuer à enrichir notre temps, est une démarche qui pourrait être appliquée à la manière de concevoir les villes, nos architectures..
Appropriation comme preuve que l’on existe de manière active.
Désordre témoin de la présence de l’autre , en tant qu’égal. cf l’envers des villes : L’altérité.
Besoin d’altérité de sentir l’action de l’autre pour savoir que la notre est possible.

C’est peut être par besoin de sentir la vie que les espace qui échappent au contrôle (qui tente de conserver, d’ordonner) me touchent car souvent ils suscitent l’envie d’y intervenir instantanément. C’est pour ça que les images des lieux les plus pittoresques m’interpellent. Parfois sans passés, ils témoignent d’une possibilité d’être modifiés du jour au lendemain tout comme ils auraient pu apparaître la vielle. La seule chose palpable est la vie, le présent.

dimanche 2 décembre 2007

champ lexical

Contrôler
contrôle
Maîtriser
Certitude
Verifier
Commander
Gouverner
Le Pouvoir
Diriger
Prévoir
Projeter
Dessiner
Choisir
organiser
Determiner
prédéterminé
ordre
règle
lois
achevé
fini
ranger
lisser

Laisser faire
Lâcher prise
Perdre le contrôle
Hasard
Incertitude
Spontanéité
Désordre
Illégal
Clandestin
Caché
Parrallèle
Imprévu
Inachevé
Infini
Désorganisé
Aléatoire
Arbitraire
Subjectif
Underground
Chaos
Sauvage
Interpréter
Surprise

samedi 1 décembre 2007

Blessures



A propos de la ville « Elle porte la marque de ses blessures. Cette vulnérabilité et cette mémoire ressemblent à celles du corps humain, et se sont elles sans aucun doute, qui nous rendent la ville si proche, si émouvante. » Marc Augé : Le temps en ruines

mardi 27 novembre 2007

itinéraires


Cliquer sur la carte pour la voir en grand

mercredi 21 novembre 2007

sans architecte..

Expo à la cité de l'archi

«On se surprend alors à admirer cette architecture sans architecte, hors du temps et pourtant millénaire, qui se dresse fièrement. Avec le naturel et la grâce de son regard empreint de tendresse et de poésie Alioune Bâ photographie l’architecture de sa terre malienne comme s’il s’agissait de réaliser le portrait d’êtres précieux et chers.
Contemplant avec déférence et pudeur la terre rugueuse, souple, la terre offrande transformée en lieu de vie, d'échanges, de prière, Alioune Bâ rend perceptible l'âme de chaque lieu en son unique dignité, au travers de cette architecture qui nous ressemble. Elle a la douceur et la rondeur d'où naît le souffle, le premier souffle, celui qui est la Vie même. Etre-Terre, Terre-Etre, Terre-Mère. Ronde infinie au cœur de l'essentiel du monde. Respiration. Silence. »

mardi 20 novembre 2007

Amer Beton



Ce Manga de Tayio Matsumoto met en scène deux enfants dans leur ville.

Ils vivent dans la rue. Tout ce qui n’appartient pas aux autres (leur maison, appartement) est à eux. La ville entière est à eux, en tout cas ils possèdent l’espace public.

Deux enfants qui répètent constamment « c’est notre ville », D’autres se plaignent de la liberté perdue d’une ville de plus en plus contrôlée aseptisée…

dimanche 18 novembre 2007

Temps Zero

Dans son roman Temps Zéro, Italo Calvino nous immerge dans le monde des possibles, des temps superposés et décalés.

Le héros s'absente plusieurs années sur une autre planète, mais quand il rentre, il se rend compte qu'il n'est parti que quelques instants par rapport à son monde d'origine. les deux monde vivent dans des temps différent et évoluent à des rythmes opposés.

L'imaginaire joue un rôle fondamental, l'auteur part de l'image subjective de ce qu'il a sous les yeux et que nous connaissons tous (par exemple: la Lune) pour raconter une histoire autre du comment et du pourquoi de l'objet. C'est une des possibilités de l'objet. une manière subjective de regarder le monde en imaginant d'autres possibles...



samedi 17 novembre 2007

Rester ou devenir ?

Les lieux en attente et les ruines contiennent en eux plusieurs temps, c’est sans doute ce qui leur donne une telle poésie.
Les lieux « qui restent » sont comme des témoins partiels d’un passé et d’une histoire incomplète que l’imagination du spectateur s’approprie comme terrain de vagabondage. On peut alors, en toute subjectivité, recréer, imaginer un récit parallèle, une autre histoire du lieu.
De même, les lieux en constructions, les lieux « interstices » et les lieux en devenir sont les témoins d’un avenir incertain, qui nous laisse le loisir de rêver les possibles du futur.

Mû, HugoPratt

dans cette bande dessinée, le héros joue avec l'histoire du monde en dialoguant avec les statues et les peintures antiques. Il se perd dans le labyrinthe des énigmes que nous laisse les ruines.


jeudi 15 novembre 2007

Inatendu

L’envers des villes

Ce livre rapporte diverse réflexions quand aux espaces délaissée : envers politiques, géographiques, culturels.

C’est une grande source de témoignage de devenir de lieux qui ont échappés au contrôle, ou ont été oubliés… Nous amène à s’interroger sur ce qui se passe quand la ville se vie ou se crée de manière spontanée.. Comment évolue-t-elle ? L’ouvrage témoigne aussi de dérives, de surprises.

Benoit maillard et Laila Belmouaz on effectué une étude sur certains espaces appropriés dont la destination première a changé. Le Bloc Tan Pa Cambodge en est un exemple. Initialement immeuble de bureau construit dans les années1960 dans la ville de Pnhom Penh. Dans les années 1980 , au fils de squats de plusieurs familles il devient un village de 800 personnes.

la ou le contrôle disparait, l’inattendu prend place.

mardi 13 novembre 2007

Nos villes rigides

« L’histoire elle-même semble suspendue aujourd’hui dans nos villes. Les formes les plus anciennes soigneusement embaumées remplissent nos musées (quand nos villes elles-mêmes ne deviennent pas ces musées) interrompant partout la vie au nom de la mémoire (…) car les hommes aujourd’hui se sont retournés sur leur ouvrage tissé au fil des siècles comme l’artiste, après avoir longtemps travaillé et n’ayant plus rien à ajouter se retourne sur son œuvre pour la contempler et en chercher le sens.»
Stéphane Gruet L’architecture et le temps, Poïesis n°11

dimanche 4 novembre 2007

Parfois certains lieux expriment indéniablement un présent intense, car la vie semble prendre place dans l’instant. Impression parfois ressentie dans des lieux qui semblent avoir échappé à l’histoire. Lieux éphémères, non datés,improvisés.

samedi 3 novembre 2007

Je crois que cette attirance vient du fait que la ville nous apparaît aujourd’hui comme le résidu des siècles, « une sorte de survivance fragile qui risque d’être submergée tôt ou tard par la mégalopole » comme l’a écrit Stéphane Gruet (La ville ordre et désordre).
La fragilité inscrit les lieux en attente dans une autre temporalité, ils peuvent disparaître à tout instant, ou se transformer…

vendredi 2 novembre 2007

Attente


Poétique d’un espace en attente

Cité de l’avenir, paris 11eme 25 Novembre 2007

Je pensais aux espaces en attente dans la ville Marc Augé en parle dans le temps en Ruine... Pour lui les chantiers nous touchent car ils sont témoins d’un passé délaissé mais aussi d’un futur possible. Ils nous laissent imaginer quel pourrait être leur devenir…

« Le charme des chantiers, des espaces en attente, a séduit des cinéastes, des romanciers, des poètes. Il tient, me semble-t-il aujourd’hui à son anachronisme. Contre l’évidence, il met en scène l’incertitude. Contre le présent, il souligne à la fois la présence encore palpable d’un passé perdu, et l’imminence incertaine de ce qui peut advenir. La possibilité d’un instant rare, fragile, éphémère, qui échappe à l’arrogance du présent, et à l’évidence du déjà-là[…] quelque chose peut s’y faire, leur inachèvement tient d’une promesse »
Marc Augé : Le temps en Ruines

« Sentiment d’attente, parfois de mélancolie que suscite l’inachèvement de la ville »


Espace en attentes, lieux qui échappent au temps… être sur les toits de paris… à l’écart de la ville, au dessus, dans un temps différent.

Berlin confrontation passé présent à la fois « ville musée et laboratoire »